C'est la seconde fois que Grégory se rend à Chesterfield. La première fois fut en septembre où il a pu voir comme prévu sa petite chérie durant quatre matinées. Reconnaissons que si c'est maigre,
c'est déjà mieux que rien. Grégory nous a envoyé des photos. Elle est belle notre petite fille. Nous voyons à travers elle plusieurs ressemblances flagrantes avec son père. Il a fait des vidéos
mais n'a pas réussi à nous les transférer. Il nous faudra attendre de le voir en chair et en os pour enfin la voir bouger, marcher, parler chanter ... (soupir !!!!).
Grégory y est retourné en novembre et n'a cette fois eu que trois matinée car son ex n'était pas disponible. C'est surtout qu'elle fait plutôt ce qu'elle veut et que notre gars n'a pas trop le
choix. A un jour prêt, il était là pour fêter l'anniversaire de Georgia. Espérons qu'il y aura d'autres occasions.
Durant cette dernière visite, son ex l'a "branché" sur ce qu'elle appelle le "support" : en Français pension alimentaire. Grégory étant un garçon très calme, il ne s'est pas énervé et a tenu
toujours le même langage en ce sens que tant qu'il n'est pas le père officiel, il n'est pas obligé de verser quoi que ce soit bien qu'il l'ait quand même déjà fait sur les conseils d'un avocat
français. Il lui a également répondu qu'avec le coût du séjour exorbitant, il ne pouvait pas se permettre de lui donner un "support".
Encore un coup de massue : son ex lui a affirmé que de toute façon, même s'il payait un support, il ne pourrait pas emmener sa fille avant plusieurs années.
Voilà le genre de phrase qui vous assassine pour plusieurs jours si tant est qu'on puisse s'en remettre. En effet, nous connaissons désormais ce que le droit anglo-saxon permet à la mère et il n'y
a vraiment pas de quoi garder le moral.
La prochaine audience verra probablement une progression au profit de Grégory mais nous craignons tous qu'elle soit vraiment minime.
Voici le genre de moment (encore un) où nous nous demandons jusqu'à quelle limite nous tiendrons sans abandonner.
Grégory doit sûrement y penser aussi et nous le comprenons. S'il doit faire ces aller retour durant des années sans pouvoir espérer plus, est ce bien utile sachant que ce n'est pas par de courtes
visites sous surveillance qu'un vrai lien affectif pourra s'instaurer entre Georgia et son père, et aussi toute sa famille française. Elle tellement de chose à découvrir du bon côté de la
Manche...
Avez vous pensé à demander en France si cela ne constitu pas un délit d'enlèvement, et si vous ne pourriez pas faire intervenir la justice française par rapport aux droits des enfants?
Je continuerait de lire vos articles, j'en ai parlé autour de moi, et chacun de mes contect vous soutennent de tout coeur.
Le vert, c'est pour que vous gardiez espoir
a bientôt.
Sophie