Votre Majesté,
Pour faire suite à notre première lettre de novembre 2008, il nous semble normal de vous tenir informée des décisions prises par le « County court » de Chesterfield lors de la dernière audience qui a eu lieu en janvier 2009 dont exemplaire joint.
Gregory a gagné une demi-journée supplémentaire pour voir sa fille, ce qui lui fait maintenant 5 demi-journées tous les deux à trois mois quand tout se passe bien puisqu’il arrive de New York et si l’avion a du retard et qu’il ne peut pas être à l’heure pour la visite, la maman de Georgia ne lui concède aucun report. Ces visites se font toujours au domicile de la mère.
D’autre part, nous grands parents, avons obtenu du juge un droit de visite de 20 minutes (quelle générosité !) que nous devons prendre avec Gregory lors de son dernier jour de visite. Le temps d’enlever le manteau, les chaussures, et nous devons repartir. Je vous laisse apprécier…
Un enquêteur CAFCAS (Mr Gareth JONES) était présent lors des deux premières visites de Gregory avec sa fille. Apparemment il a pu constater que Georgia et son papa s’entendaient très bien, et que c’est une petite fille très souriante et sociale. Et bien que Mr JONES et le juge aient émis quelques réserves à notre sujet du fait que Georgia ne nous connaissait pas,, elle nous a fait dès notre première rencontre de gros bisous et a passé son temps à jouer avec nous sans même aller une fois vers sa mère.
Nous avons donc fait une demande pour nos droits de grands parents qui est jointe au dossier de notre fils.
Si je me permets de vous envoyer cette deuxième lettre, c’est aussi pour solliciter votre appui pour la prochaine audience qui aura lieu maintenant le 27 aout 2009.
Nous pensons que cette audience est capitale pour notre famille. Gregory n’a toujours pas eu la reconnaissance de sa paternité et c’est ce qu’il attend avec impatience. Mme LEE, la mère de Georgia, avait demandé que son compagnon actuel reconnaisse Georgia. Notre fils a refusé catégoriquement. Qu’en pensez-vous ? que fait la justice ? Georgia est reconnue à l’état civil français (exemplaire joint).
Les visites se font toujours sous surveillance de la mère et du compagnon. J’avoue que Gregory et nous même ne sommes pas très à l’aise. Nous aimerions profiter de notre petite fille comme tout le monde, la promener, l’emmener au parc ou faire des visites sans avoir sa mère derrière nous. Nous sommes adultes et avons parfaitement su élevé nos trois enfants et même si Mme LEE ne souhaite pas laisser Georgia seule avec son père, nous serons toujours avec lui tant que Georgia sera en bas âge. Il saura sans nul doute être un excellent père si la justice lui en laisse les moyens. Déjà bientôt trois années volées à Georgia et son papa !
Aujourd’hui, nous avons décidé et dans le souci de ne pas perturber Georgia, de demander nos visites en même temps que notre fils. Et pour cela, nous souhaitons vivement profiter de Georgia hors du territoire anglais. La France n’est qu’à une heure de vol de Chesterfield. Nous demandons donc l’autorisation de sortie du territoire afin que Georgia fasse connaissance avec ses arrière grands parents qui ne sont malheureusement pas éternels, ses tantes, ses oncles, cousins et cousines. Elle aura presque trois ans après l’audience et toujours pour son bien, elle doit connaître sa famille française car se sont aussi ses « racines ».
Mr Jones nous a laissé entendre qu’elle était très petite mais honnêtement, les enfants s’adaptent très vite. Ce sont plutôt les adultes qui font du tort avec des considérations bien trop protectionnistes. Que pensera-t-elle plus tard ? Pensons plutôt à Georgia afin qu’elle s’épanouisse au mieux avec ses deux familles (anglaise et française).
Ce qui nous paraît très injuste et frustrant, c’est que les parents et la famille du compagnon de Mme LEE en profitent plus que nous qui y sommes unis par le lien du sang.
Pour cet été nous avons loué un cottage du 23 au 30 août à SELSTON et nous aurions souhaité que les visites se fassent dans l’intimité avec notre petite fille. Mais malheureusement, l’audience est prévue le 27 aout. Nous aimerions vraiment que le juge nous accorde le 28 et le 29 avec Georgia au Cottage qui est parfaitement aménagé pour la recevoir. Ce serait vraiment magnifique.
Il est tout à fait d’actualité de parler d’enlèvements d’enfants (ce qui est un peu le cas pour Georgia, je vous rappelle que Mme Lee s’est fait faire un enfant par notre fils, l’a ensuite évincé, puis s’est enfuie en Angleterre où elle a accouché et s’est déclarée parent unique). Alors comment appelez vous cela ?
Un avocat de Londres à l’époque nous avait suggéré de faire une déclaration d’enlèvement d’enfant mais notre fils a surtout pensé à sa fille et n’a pas voulu entamer cette procédure. C’est pour vous dire à quel point Gregory est un bon père.
Alors votre Majesté, si vos pouvoir peuvent nous venir en aide, nous vous demander d’appuyer notre demande de sortie de territoire pour les semaines que nous demandons chaque année. Les allers et retours entre New York et Chesterfield coûtent très cher à notre fils comme les 20 minutes qui nous ont été accordés. Il s’agit là de fortes sommes d’argent bien mal dépensé par rapport à ce qui serait logiquement possible de faire.
Je suis sûre que vous comprenez notre désarroi. De plus, il s’agit de notre première petite fille.
Nous vous adressons la lettre que nous adressons à Mr Jones.
Nous comptons beaucoup sur votre soutien car nous ne savons pas vers qui nous tourner, les honoraires d’un avocat étant bien au-delà de nos possibilités.
Nous voulons juste profiter de notre petite fille et Gregory de sa fille. Ne pensez vous pas que Georgia le mérite ? Que sera sa vie plus tard ? Elle fera comme les autres qui gens qui sont à la recherche de leur origine parce que à un moment de leur vie, les juges ont décidé à leur place.
Quoi qu’il en soit, nous fondons tous nos espoirs dans ce courrier que nous vous adressons et vous remercions d’avance de prendre soin de le lire et surtout nous comprendre.
Je vous prie d’agréer, Votre Majesté, l’expression de mes salutations distinguées.